Natif du Cameroun, Richard Bona est l’un des bassistes les plus accomplis et les plus respectés de la scène internationale. Virtuose de la basse électrique et acoustique, chanteur, compositeur et multi-instrumentiste, il a forgé un son unique mêlant jazz, funk, afrobeat et musiques du monde. Formé très jeune à la musique traditionnelle de son pays, il s’impose rapidement sur la scène new-yorkaise avant de collaborer avec des légendes comme Pat Metheny, Joe Zawinul ou Chick Corea.
Mais Richard Bona, c’est bien plus qu’un musicien d’exception. Sur scène, il rayonne d’une générosité rare — avec son public qu’il embarque dans chaque note, et avec ses musiciens à qui il laisse toute la place pour s’exprimer. Il y a chez lui une joie de partager la musique qui est aussi contagieuse qu’elle est sincère.
C’est lui, Richard Bona, qui m’a donné envie de jouer de la basse. Cette façon de faire chanter l’instrument, de l’élever au rang de voix à part entière au service du collectif — elle a changé quelque chose en moi.
Hier soir, j’ai eu l’immense honneur de le retrouver, non plus avec une basse entre les mains, mais avec mon appareil photo. Boucler cette boucle, capturer l’artiste qui a tout déclenché — c’est l’un de ces moments qui donnent tout son sens à mon travail de photographe.